attila rath geber



en courant / au courant

[ courir, cours, parcours, course, curro, currere, curriculum ;
courant, qui court, qui n’est pas encore dû ; en courant, être en cours de courir… en mouvement ;
au courant, dans le mouvement ;
au cours, occur, occurrent, occurrence … ]




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La sculpture dans son sens conventionnel, et particulièrement la sculpture en pierre, est hors des tendances artistiques contemporaines. Cette situation peut-être un bon et inévitable argument pour poser des questions ouvrant un vaste terrain à ma propre recherche. C’est une disposition du vide. Au-delà des facteurs externes et pratiques, les raisons de cette négligence sont certainement liées aux problèmes concrets de la sculpture… La sculpture conventionnelle est excessivement fermée et sa correspondance avec son entourage est extrêmement réduite. Selon moi, le problème est partiellement attaché au caractère physique de la sculpture, à sa qualité d’objet et à l’occupation que cette propriété entraîne. Pendant les dernières années, j’ai formé plusieurs concepts en cherchant des issues aux impasses de la sculpture. J’ai souhaité réinventer la sculpture-objet par la décomposition de la forme, et la considération habituelle concernant la matière, tout confrontant avec la réalité que la matière réclame la forme et que toute forme même l’amorphe est nécessairement exprimé par la matière. En reconnaissant que n’importe quel concept sur ce sujet peut-être suivi par son contraire même, je tends vers une attitude plus conséquemment intuitive, une méthode plutôt métaphysique.



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le contexte du réel

Pendant les dernières années j’ai consacré mon attention sur la question de la contextualité de la sculpture. La bonne sculpture (comme tout bon œuvre d’art) est en général très simple. L’effet, est relié à la manière comme sa simplicité est posée. Exprimer quelque chose avec les éléments les plus simples, et même très physique, de façon que ces éléments apparaissent évidents et inévitables, c’est la vrais métaphysique, et la force de cette métaphysique qui est absolument indépendante du sujet de l’œuvre. Aussi, selon Duchamp la force d’œuvre est indépendante même de la volonté de l’artiste.

De l’autre coté il existe une mauvaise convention concernant la forme et l’apparence de la sculpture dans l’espace publique. L’usage, qu’il faut poser de la sculpture dans un espace vide, ou vider un espace pour placer une sculpture dedans. Traditionnellement Napoléons, Lenins, maréchaux ou kolkhoziennes… sculptures qui portent un message politique, idoles ou idées à suivre par le publique, symbolise et sert la cohésion collective. Idéalisations, dont placer une personne (idéalisée ou symbolique) ou un concept-représentation dessus les existants et le réel, rappelant également la verticalité (d’idée et sociale). Dans le vocabulaire de ces sculptures comme ses confères modern, il y a un but évoqué dans l’imaginaire qui n’est pas ici mais ailleurs. Très apparemment même les sculptures contemporaines ont mal de se libérer de ce vocabulaire.


« L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art »

La force de la simplicité d’œuvre ne peut pas fonctionner que dans une contextualité du réelle. La sculpture, regardant son apparence très physique et concrète a une forte interaction directe avec son entourage. Composer une sculpture au contexte réel (ou au contexte de la vie), c'est-à-dire d’enlever toutes liens superficiel, esthétisant ou idéalisé entre la sculpture et de son entourage, et introduire une relation directe, pure et unique, ainsi effacer ou confondre les limites de distinction entre l’œuvre et son entourage, y compris les regardeurs. « L’art n’est pas soluble dans la vie » mais il peut-être furtif dans la quotidienne ; il est glissé dans une situation ordinaire, ou même banale, ainsi la rencontre avec l’art - la reconnaissance de fait que l’art est présent- émerge sans avertissement de la vie ordinaire. Je pense que c’est la vraie démocratisation de l’art.