attila rath geber



en courant / au courant

[ courir, cours, parcours, course, curro, currere, curriculum ;
courant, qui court, qui n’est pas encore dû ; en courant, être en cours de courir… en mouvement ;
au courant, dans le mouvement ;
au cours, occur, occurrent, occurrence … ]




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La sculpture dans son sens conventionnel, et particulièrement la sculpture en pierre, est hors des tendances artistiques contemporaines. Cette situation peut-être un bon et inévitable argument pour poser des questions ouvrant un vaste terrain à ma propre recherche. C’est une disposition du vide. Au-delà des facteurs externes et pratiques, les raisons de cette négligence sont certainement liées aux problèmes concrets de la sculpture… La sculpture conventionnelle est excessivement fermée et sa correspondance avec son entourage est extrêmement réduite. Selon moi, le problème est partiellement attaché au caractère physique de la sculpture, à sa qualité d’objet et à l’occupation que cette propriété entraîne. Pendant les dernières années, j’ai formé plusieurs concepts en cherchant des issues aux impasses de la sculpture. J’ai souhaité réinventer la sculpture-objet par la décomposition de la forme, et la considération habituelle concernant la matière, tout confrontant avec la réalité que la matière réclame la forme et que toute forme même l’amorphe est nécessairement exprimé par la matière. En reconnaissant que n’importe quel concept sur ce sujet peut-être suivi par son contraire même, je tends vers une attitude plus conséquemment intuitive, une méthode plutôt métaphysique.

Le regard sur l’entourage, sur l’environnement, a une importance particulière dans mes recherches. Cette attention se manifeste de la façon peut-être la plus évidente dans les projets que je réalise in situ dans la nature. Ces réalisations reposant sur une correspondance mutuelle entre le paysage et l’intervention sculpturale. Récemment, en réalisant des sculptures environnementales, j’ai mis en avant une relation plus profonde et respectueuse avec la nature, me permettant de travailler, de manière plus complexe, par rapport à une situation spécifique exigeant une sensibilité analytique et responsable. Ces réalisations caractérisent plus en plus mon activité.

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Mes projets généralement comprennent des réalisations employant la pierre et tendent à modifier les circonstances du regard sur le site d’intervention voire à déconcerter le visiteur en ajoutant de nouvelles caractéristiques au site.

Le regard posé sur le paysage comme environnement particulier est probablement une conséquence de mon orientation vers la pierre. La pierre dispose d’une temporalité très différente par rapport à nous et emmène une réflexion profondément méditatives, ces propriétés, ce traitement, mais également les conditions du travail avec ce medium (dehors) stimule un regard contemplatif vers l’extérieur. La pierre est un processus de pérennisation du temps.
L’art concerne les affaires humaines, plutôt sociales, politiques, culturelles ; ses lieux d’interventions, ses apparences, ses rapports sont le plus généralement urbains. Je re-rapproche le contexte humain avec mon exerce et l’expérience spécifique, reflétant au sujet de la relation humaine avec son environnement hors-urbain. Mes œuvres font lien avec la nature. Les interventions dans le paysage sont le rapport établi entre la sculpture or proprement dit l’intervention humaine et paysage sont en effet les définitions du regard posé sur l’environnement, l’ensemble avec les interactions proposées au regardeur, comme références (modèle) ainsi son adaptabilité est projetée aux affaires sociales humaines.

L’humain fait parti du paysage, son rapport est marqué par les conditions économique, culturelle, historique. Sa présence et son impact est important et provoquent des changements de grande échelle dans son environnement global lesquelles nécessitent des adaptations efficaces, donc les interactions entre les organismes. La question peut être posée, si la société humaine dans sa position dominante (donc assez isolée), peut disposer avec les capacités potentielles pour l’interaction avec son environnement qui est la condition nécessaire d’adaptation. Au domaine de la biologie, certains chercheurs considèrent que le modèle Darwinienne concentré sur la compétition (qui représente également une théorie courante d’époque Darwinienne sur la société humaine) est imparfait et affirme que l'évolution est conduite par des phénomènes de coopération, d‘interaction et de dépendance mutuelle entre organismes vivants.

Le contexte du paysage me semble extrêmement sensible par rapport à l’expression artistique. L’impact d’une intervention artistique est beaucoup plus fort que dans l’espace d’exposition ou même dans le milieu urbain, ou les incohérences sont plus facilement dissimilés dans le contexte bien plus complexe et réservé à la société humaine.




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le contexte du réel

Pendant les dernières années j’ai consacré mon attention sur la question de la contextualité de la sculpture. La bonne sculpture (comme tout bon œuvre d’art) est en général très simple. L’effet, est relié à la manière comme sa simplicité est posée. Exprimer quelque chose avec les éléments les plus simples, et même très physique, de façon que ces éléments apparaissent évidents et inévitables, c’est la vrais métaphysique, et la force de cette métaphysique qui est absolument indépendante du sujet de l’œuvre. Aussi, selon Duchamp la force d’œuvre est indépendante même de la volonté de l’artiste.

De l’autre coté il existe une mauvaise convention concernant la forme et l’apparence de la sculpture dans l’espace publique. L’usage, qu’il faut poser de la sculpture dans un espace vide, ou vider un espace pour placer une sculpture dedans. Traditionnellement Napoléons, Lenins, maréchaux ou kolkhoziennes… sculptures qui portent un message politique, idoles ou idées à suivre par le publique, symbolise et sert la cohésion collective. Idéalisations, dont placer une personne (idéalisée ou symbolique) ou un concept-représentation dessus les existants et le réel, rappelant également la verticalité (d’idée et sociale). Dans le vocabulaire de ces sculptures comme ses confères modern, il y a un but évoqué dans l’imaginaire qui n’est pas ici mais ailleurs. Très apparemment même les sculptures contemporaines ont mal de se libérer de ce vocabulaire.


« L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art »


La force de la simplicité d’œuvre ne peut pas fonctionner que dans une contextualité du réelle. La sculpture, regardant son apparence très physique et concrète a une forte interaction directe avec son entourage. Composer une sculpture au contexte réel (ou au contexte de la vie), c'est-à-dire d’enlever toutes liens superficiel, esthétisant ou idéalisé entre la sculpture et de son entourage, et introduire une relation directe, pure et unique, ainsi effacer ou confondre les limites de distinction entre l’œuvre et son entourage, y compris les regardeurs. « L’art n’est pas soluble dans la vie » mais il peut-être furtif dans la quotidienne ; il est glissé dans une situation ordinaire, ou même banale, ainsi la rencontre avec l’art - la reconnaissance de fait que l’art est présent- émerge sans avertissement de la vie ordinaire. Je pense que c’est la vraie démocratisation de l’art.