attila rath geber

« aswan II »


projet réalisé dans le désert prés d’Assouan -
Ministère de la Culture, Musée de Sculpture Moderne, Assouan, Egypte.
2013

granite rouge d'Assouan    3,4 x 2,4 x 1,8 m  / 14 tonnes
intégré dans le paysage


Cette deuxième intervention à Assouan a été réalisée en 2013. L’invitation a compris une demande de réalisation d’une sculpture de grande échelle qu’elle soit marquée (ensemble avec quelques autres intervention sculpturales) d’aire d’entrée du musée « open air ». Pendant les années précédentes, le site a été soumis aux travaux de transformation, et beaucoup de sculptures ont été installées. La plupart de ces sculptures n’ont aucun lien avec cet environnement très caractéristique, de plus à causes de travaux intensifs, une partie du site est devenu également irréversiblement détruit servant cependant d’un espace finalement neutre et sans caractère pour les sculptures installées de façon « spectaculaire ». Ainsi, ils sont plus ou moins en interactions l’une avec l’autre et ne sont plus « perturbés » par le paysage préexistant.

Malheureusement certaines œuvres créés et installées précédemment avec considérations du lieu sont devenues également victimes des travaux sans prétention. Cette attitude irrespectueuse concernant l’environnement a une analogie forte avec la façon d’exploitation la nature, (et la population) dans le même paysage au but économique. Ce paysage n’en représente que très peu d’intérêt économique ; tient très peu d’égards pour la société humaine, et les exploitations ne tiennent aucun respect pour ces valeurs. La particularité de ce paysage est un manque de végétation. Il est nu. Il a le potentiel d’ouvrir un passage dans le temps et assume également l’intemporalité, puis en ensemble avec ces immenses dimensions d’espace invoque une expérience spatio-temporelle hors du commun. Aussi remarquables que dans ce paysage presque tout modifications sont définitive, non-récupérable, qu’il recorde avec une très grande fidélité les présences humaines.

Dans ce contexte, qui est très difficile à intervenir de façon juste. Au début j’ai hésité entre la non-action et l’essai d’une fausse reconstruction d’un lieu dans lequel correspond l’ancien lieu. Finalement j’ai choisi une petite ile de roc intouché pour mon intervention en remarquant qu’il a été recouvert par le sable à des causes d’utilisations précédentes du site comme carrière. L’intervention a consacré de découvrir le lit rocheux jusque un mètre et demi de profondeur. J’ai été également obligé de mettre en considération la présence et ainsi refléter les conditions du parc et des sculptures. Comme résulte d’une marche dans le désert pendant cinq jours j’ai trouvé une roche qui peut exactement passer à l’espace libre entre les deux roches du sommet de l’îlot et nous avons effectué une transformation pour obtenir une forme avec un aspect quelque part naturel mais dans ce contexte assez improbable. Comme dans la grande partie de mes réalisations, j’ai utilisé une pierre qui a été le déchet inutilisable d’une carrière.



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