attila rath geber

« mastoïde »

Bosque de La Hoja, San Pablo, Heredia, Costa Rica.
2013


Le titre mastoïde a été proposé pour cette œuvre par la chorégraphe Barbara Sarreau. Le mot vient du grec ancien et signifie qui est en forme de mamelon. Le terme mastoïde (processus mastoïde ou apophyse mastoïde) décrite un os conique située à la partie postérieur et inférieure de l'os temporal et entoure l’oreille. La mastoïde est creusée de cellules mastoïdiennes en communication avec l'oreille moyenne.

L’une de mes inspirations est une expérience de l’écoute de l’œuvre. Le titre mastoïde réfère une propriété spécifique de ces cylindres multiples. En écoutant dans ces cylindres, on peut percevoir un certain bruit. Ces bruits sont générés par la forme creuse, laquelle est en correspondance avec la terre en la recouvrant et les cylindres assurant une ouverture de cette forme vidée vers l’extérieur. Le silence est une clef de mon travail, et ce qui m’intéresse là est dans ce phénomène du geste évoqué d’écouter. Écouter est tourner l’attention vers l’extérieur, être ouvert et accueillir le silence. Écouter la terre dont un silence absolu est d’étendre l’attention au-delà des limites de la capacité de perception. Écouter, regarder, avoir l’attention est l’état d’esprit impersonnelle, contrairement l’observation dans laquelle est inclue la personne percepteur qui recorde un phénomène, ou la perception est influencée par les idéologies individuelles ou collectives.

En réalité le phénomène du bruit est généré par de petits bruits extérieurs, par le vent, les animaux, les humaines, ces bruits sont transformés par la pierre creuse. Évidemment en écoutant ces mastoïdes, on n’entend pas que nous-mêmes…